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Qui sommes-nous

Depuis 1840

1500

Des archives de l’ancien régime nous dévoilent que 235 ouvriers travaillaient la poterie de terre sur l’ensemble de la province. A Larnage on fabriquait des “creusets de poterie blanche” à Tain, “des pipes grossières » à Chantemerle, de “la tenaille rouge”, à Mercurol “de la tenaille blanche”, à Serves “des pots grossiers” et de la “ferraille couleur café” de même qu’à Ponsas où on commercialisait de la “faïence blanche”.

1800

le village de Larnage compte environ 750 habitants. Les potiers qui peuplaient jadis le village ont disparu, mais l’exploitation des terres blanches se poursuit et sert de matière première à la fabrication des briques réfractaires dans divers ateliers locaux. Cette terre appartient majoritairement aux seigneurs de Larnage, qui règnent en maître depuis le XVIeme siècle sur les carrières et les vignes alentours.

1840

Une veuve avisée : Depuis 1840, Joséphine Laurent, veuve de Philippe Gabriel Rozier est propriétaire de carrières de Kaolin à Larnage et d’une fabrique de briques réfractaires, déjà en activité depuis quelques décennies. Pour développer son affaire, femme intelligente, Joséphine Rozier comprit qu’avec le chemin de fer, elle pourrait vendre sa production plus facilement.

1856

Création de l’usine de Tain l’Hermitage : Le 26 octobre 1856, Louis Charles Marie Hector Mure de Larnage, Comte de Larnage, se porte acquéreur d’un terrain de 12a 80ca sur la route de Larnage, à Tain l’Hermitage. Ce terrain est accolé à la voie ferrée, juste avant le pont de chemin de fer qui date de cette époque. Joséphine Rozier  loue le terrain à Mure de Larnage sur lequel elle construit une usine de briques réfractaires.

À partir de là, Mme Rozier va produire des fours économiques composés uniquement de Terre Blanche de Larnage, en pièces réfractaires. L’affaire suit son cours, et se développe.

1872

Trouver des alliés : le 25 avril 1872, Joséphine Rozier, Joseph Métral et Alfred Terrassier, représentant de commerce à Paris, forment une société pour “le commerce du vin et l’exploitation et l’extraction des terres blanches ou réfractaires et des kaolins qui étaient à Larnage, ainsi que la conversion de ces terres blanches ou réfractaires en briques, fours ou autres” pour une durée de cinq ans. Le siège de la société est l’usine qui continue à être gérée par Joséphine Rozier, elle fournit les locaux, Terrassier apporte 20.000 Fcs.

Trois ans plus tard, la société est dissoute, le 30 août 1875. Joséphine Rozier décède le 20 septembre 1878.

1882

L’investisseur devient le repreneur : Alfred Terrassier se plaît bien dans nos bonnes terres de la Drôme, il y fait tourner l’usine de briques réfractaires de Tain avec un si bel entrain, qu’avec Clémentine Thénaud, ils ont deux filles, Paule Marthe (1882), et Marie-Louise. Et ça tombe rudement bien, parce qu’Alfred nous quitte pour un monde qu’on espère meilleur en 1901 à l’âge pas vraiment canonique de 62 ans.

Troublé par ce départ soudain, et mue par un amour que les années n’auront pas su émousser, Clémentine se décide à le rejoindre deux ans plus tard.

Les deux petites orphelines auraient pu se retrouver à vendre des allumettes, et la fin de l’histoire ne nous aurait guère réchauffée… Mais heureusement, l’esprit entrepreneurial courrait à gros bouillon dans ces veines là, et avec l’approbation de Marie-Louise, Paule Marthe se retrousse les manches et envoie du gros en reprenant la boutique avec la ferme idée de la faire tourner.

 

1902

L’amour de la brique… Et un nouveau Lyonnais qui entre dans la danse : Paule Marthe va nous marier Albert Fournier, un glorieux ingénieur des Arts et manufactures et lui proposer de reprendre le bébé.

C’est l’époque Fournier Terrassier. Une époque de haut fourneaux, de perfectionnements, d’innovation. Ils appliquent avec grand succès les découvertes de leurs prédécesseurs, particulièrement adaptée à la construction de fours et garnitures de boulangeries ou autres revêtements divers. Ceci explique cela, devant la qualité des matériaux et des performances, toute la France passe commande, et ce succès dépasse nos frontières. Voilà ausi pourquoi toute la région Auvergne Rhone Alpes est truffée de fours à bois Fournier-Terrassier encore en activité en 2025.

1930

Albert Fournier nous quitte lui aussi prématurément. Il part comme un roi, porté par ses ouvriers à l’église puis au cimetière, à l’âge encore moins canonique de 37 ans.

La flamme nous consume, mais jamais ne nous épuise.

Paule Fournier Terrassier maintient l’entreprise. Et dans un atelier annexé à l’usine, met en place des cours d’enseignement professionnels et de perfectionnement techniques.

Jusqu’à son dernier souffle, en 1966, elle sera une infatigable  ambassadrice de notre région et de ses savoir-faire qu’elle mettra en valeur aussi bien au niveau local que régional.

1954

Vient ensuite Jacques Fayol, il rentre en 1954 comme contre-maître de la fabrique, la dirige, puis l’achète en 1964. L’époque est dure pour le four à bois… Car le four électrique envahit les ménages assoiffés de cette soi-disant modernité qui allait nous rendre heureux et nous ramener les lendemains qui chantent qu’on attend encore. Qu’à cela ne tienne, Jacques en profite pour affiner son Savoir-Faire sur la Brique. Et c’est peu dire que des deux côtés de la passerelle, des Savoie à l’Auvergne, de l’Ardèche aux Hautes Alpes on ne disait pas tant une brique qu’une Fayol.

1971

Installation du four tunnel annulaire. Innovation majeure pour les années 70. Seulement trois exemplaires de ce four existent. Et celui de Tain est le seul qui a réellement été en activité. Encore aujourd’hui, il cuit pièces de fours à bois et briques sur des cycles de 36 heures. Sur la photo de droite, la matière est crue et commence son périple. Au milieu du chemin, la matière sera exposée à des températures de +1100°C. et enfin, sur la photo de gauche, après cuisson, le terre ressort avec une légère teinte rosée.

1980

Un jeune entrepreneur de Valence, Jean Pivard, des rêves pleins la tête et une belle lyonnaise au bras, s’éprend de la fabrique. A peine les valises posées, il se met bille en tête de redonner au four à bois la place qui lui revient… Mais avant cela, il développe les coloris des briques, consolide le réseau de distribution sur le plan national, avec les plus grandes enseignes de négoce de matériaux.

1990

Jean Pivard perpétue le savoir-faire présent dans l’usine, et continue à façonner des fours pour les boulangers et les restaurateurs. Mais en parallèle, il développe un four à bois, simple à monter, pour les amateurs. Miniaturisation et facilité de mise en oeuvre… C’est la naissance du four à bois en kit Le Panyol. Son objectif : rendre accessible au plus grand nombre les qualités de la Terre Blanche de Larnage.  Rapidement, la demande dépasse nos frontières. Allemagne, Japon, Suède, USA… Le Panyol (Contraction de Pain et Fayol) fait des heureux aux quatre coins du globe.

2007

Créé en 2006, Le label d’État EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant), seule distinction attribuée par l’état français, a pour objectif de récompenser l’excellence française reposant sur la maîtrise avancée de savoir-faire rares, renommés ou ancestraux.

Il garantit la reconnaissance des savoir-faire d’exception liés aux activités manufacturières emblématiques du patrimoine de la France. Cette certification exigeante distingue des entreprises de toute taille qui ont su conjuguer avec succès fabrication à très haute valeur ajoutée, passion et innovation.

Notre entreprise a eu l’honneur d’être parmi les premiers sélectionnés pour intégrer le Label.

2017

40 ans plus tard,  l’objectif de Jean Pivard est atteint : L’entreprise continue sa route, pavée de briques et de fours à bois. On ne compte plus les gastronomes, les chefs étoilés, qui ont un Le Panyol dans leur cuisine, ou un barbecue Fayol dans leur jardin. Le public a répondu présent devant cette solution conviviale, économique et écologique. Il est temps d’entamer le processus de transmission à Nicolas, son fils.

2025

Un drômois réfractaire à l’élysée
Alors que toute la Gaule est envahie d’air fryer, d’IA, de fours à pizza descendant tout droit du grille pain… une petite fabrique d’irréductibles drômois s’échine à confectionner des fours à bois en terre cuite selon une recette qui a plus de 200 ans.
Pour distinguer ce haut fait de résistance – auquel se rallient sans faillir les boulangers, restaurateurs et gastronomes de bon goût depuis les origines de l’entreprise – l’État français a choisi d’inviter Le Panyol, pour représenter la Drôme lors de la 5eme Édition de la Grande Exposition du « Fabriqué en France » qui s’est tenue dans les palais et jardins de l’Élysée les 15 et 16 novembre 2025.

 

Puis vient le feu

Une entreprise née de la terre et du feu

Bientôt 200 ans d’expérience dans l’art de bien faire des briques réfractaires. Pour fêter cela, on s’est dit que ça valait peut-être le coup de faire un petit site. On espère qu’il vous plaira. Il est comme nous, chaleureux, simple, à l’essentiel, sans faux semblants.

Une petite visite ?

Au coeur de la Drôme des collines, là où le Rhône coule des jours heureux, l’entreprise Fayol perpétue un savoir-faire unique en France : la transformation de la Terre Blanche de Larnage en pièces réfractaires d’exception. Briques ou voussoirs, tout provient d’un processus ancestral. C’est sur cette base solide et fidèle que repose les fours à bois Le Panyol réputés pour leur performance, leur inertie thermique et leur longévité.


Derrière cette matière première d’exception, il y a bien entendu des femmes et des hommes. Ensemble, nous veillons à ce que, jamais, la flamme ne s’éteigne. Nous mettons tout en oeuvre pour que cet héritage artisanal puisse se transmettre… Et vous parvenir.

Nos mains à l’écoute de la terre

Fayol, l’art de faire carrière

La carrière de Larnage. Là où tout commence.

Une histoire en devenir

L’histoire de Fayol s’écrit chaque jour, à travers les choix, les idées, l’énergie de ses oeuvriers. Des jeunes recrues qui apprennent les gestes de toujours, aux anciens piliers qui s’évertuent à leur transmettre ; tous œuvrent à faire vivre cette tradition en la faisant évoluer.
Chaque four à bois, chaque brique quittant Tain-l’Hermitage est bien plus qu’un produit : c’est une œuvre collective, une trace de mémoire, une part d’authenticité et de chaleur humaine.